Reprise prochaine des discussions sur le barrage éthiopien sur le Nil

De hauts responsables du Caire, de Khartoum et d’Addis-Abeba vont reprendre dans la capitale du Soudan, les pourparlers sur le Grand barrage controversé dit de la Renaissance que l’Ethiopie est en train de construire sur le fleuve Nil, a confié un diplomate soudanais à l’Agence de presse africaine.

L’ambassadeur soudanais au Caire, Abdul Mahmoud Abdul Halim qui s’exprimait samedi a indiqué que la réunion tripartite se tiendra à Khartoum ‘’dans deux semaines » pour discuter de l’impact du barrage sur la fourniture d’eau par le Nil bleu au niveau des deux pays en aval du fleuve, à savoir l’Egypte et le Soudan.

Selon le diplomate soudanais, la décision de tenir d’autres discussions a été prise lors d’une réunion de 12 experts d’Egypte, du Soudan et d’Ethiopie qui s’est achevée vendredi au Caire.

Il a expliqué que les représentants des deux firmes internationales de consultance, le Groupe français BRL et hollandais Deltares participaient à la réunion organisée par les Ministères égyptien, soudanais et éthiopien de l’hydraulique et de l’irrigation et vont prendre part aux prochaines discussions, dont la date n’a pas encore été précisée.

“Les pourparlers qui ont pris trois jours au Caire ont abordé les aspects techniques de l’étude sur les effets de ce gigantesque barrage hydroélectrique situé à la source du Nil bleu et qui doit être menée par les deux firmes de consultance”, a expliqué Abdul Halim.

Une avancée a été notée en mars dans ces négociations qui ont connu une longue période d’impasse, lorsque les dirigeants de trois pays ont signé à Khartoum, un accord-cadre sur le Grand barrage de la renaissance.

Les trois pays se sont entendus sur les quotas du Soudan et de l’Egypte pour l’électricité produite par le barrage et qui doit atteindre quelque 6.000 mégawatts, un mécanisme de résolution des conflits, et des dédommagements en cas de dégâts.

Les trois signataires seront tenus par les recommandations des deux firmes qui vont évaluer l’impact du barrage sur la part des eaux du Nil pour la Soudan et l’Egypte.

En 2013, l’Ethiopie a commence à détourner les eaux du Nil bleu pour construire son barrage de 6.000 mégawatts, qui a-t-elle indiqué est destiné à faire face à ses besoins en électricité.

Le Caire s’était longtemps opposé au projet, craignant que la part de l’Egypte– le plus grand des 11 pays du bassin du Nil– dans le partage des eaux du Nil ne soit gravement menacée.